MARNAC, Village en Périgord

L’étape à ne pas manquer…

02-Historique

Le bourg

Le nom MARNAC vient du mot marne, roche sédimentaire argileuse contenant une forte proportion de calcaire. En dehors de la plaine alluvionnaire de la Dordogne, rivière qui coule au pied du village, le reste des sols est composé de marne, avec quelques terrains sablonneux sur les plateaux, où se mêlent des pierres ferrugineuses.

Le nom « marnacum  » est cité en 1365 ce qui prouve que la commune existait déjà à cette époque. Il y avait d’ailleurs, sur la colline, au-dessus de l’église, un prieuré de femmes dépendant de l’abbaye du Bugue. Il ne reste de cette abbaye que quelques vestiges de murs peu visibles. En 1357, Raimonde Radulphe, sixième abbesse du Bugue a nommé une de ses religieuses au prieuré de Marnac. Plus tard, le 23 mai 1467, Jeanne Bertin, abbesse du Bugue, nomma au prieuré de St-Sulpice de Marnac Marguerite Bertin, sa nièce, qui lui succéda en 1476 comme abbesse du Bugue. La paroisse de Marnac était placée sous la protection de St Sulpice, évêque de Bourges. En 1467 le couvent est devenu prieuré de St Sulpice de Marnac. Une source voisine, ne tarissant jamais, même de nos jours, alimentait un étang poissonneux où les religieuses s’approvisionnaient. L’église, du 13e siècle, était séparée du cimetière par une dizaine de mètres. De nombreuses tombes étaient placées tout autour des murs de l’église. Elles ont été révélées et emportées le 26 août 1826 par une trombe d’eau qui dévalait la colline. L’étang a été comblé au moment de la révolution.

L’Eglise est remarquable par sa situation, son élégante architecture et l’élévation de son clocher. Elle mesure 21m de long, 8m de large, et 8m du niveau du sol à la voûte. Son style ogival est du 14e siècle. Sa forme est celle d’une croix latine d’une parfaite régularité. Toutes les voûtes sont en pierre, à nervures réticulées et irréprochables. Il y a 7 fenêtres. En revanche les pierres de construction sont extrêmement poreuses ce qui amenait beaucoup d’humidité dans l’édifice avant que remède n’y soit apporté. Il y a trois portes et deux chapelles, celle de gauche est dédiée à la vierge, celle de droite à St Antoine. Un grand tableau représentant Jésus crucifié et la Sainte Famille, se trouvant derrière l’autel, a été enlevé en raison des vols et entreposé à l’Evêché. Il y a plusieurs statues : Dans la nef, à droite en entrant, celle de Jeanne d’Arc, à gauche, celle de St Georges terrassant le dragon. Plus haut, à droite, celle de St Antoine (Saint patron de Marnac), à gauche Ste Thérèse. Dans la chapelle de droite, une autre statue de St Antoine, et dans la chapelle de gauche, une statue de la Vierge. Enfin dans le choeur à droite la statue de St Joseph, et à gauche celle de Jésus. La sacristie a été construite beaucoup plus tard et a dû être restaurée en raison de l’humidité qui y régnait.

Le retable en bois peint, restauré en 1999, grâce à un don de Madame Jacqueline Beytout, a révélé de très belles peintures polychromes (voir photo).

Le clocher haut de 17 m, recouvert d’ardoises, contient deux cloches électrifiées, l’une de 600 l, l’autre de 200 l fabriquée en 1704. Le portail en bois est du XVIe siècle et se trouve sur la façade ouest. Le presbytère, presque en ruine a été dans un premier temps vendu par la commune à des français qui l’ont restauré, puis racheté par des allemands et, à l’heure actuelle, propriété d’une famille belge. Au bas de la colline, au bord de la plaine de la Dordogne, une source chaude (Bellefond), alimente hiver comme été un étang. De cet étang part un ruisseau, large de quelques mètres, qui va se jeter dans la Dordogne après un parcours de 400 mètres environ. Autrefois, il activait un moulin. Un lavoir ayant été aménagé permettait aux femmes du village de venir rincer leur lessive. Si elles étaient trop nombreuses, certaines s’installaient dans le courant ,sur le gravier du lit de la rivière. Ce ruisseau de Picamy est privé. Etant très poissonneux (carpes, gardons, chevênes, perches et même quelques brochets), il attire les pêcheurs.

Voici pour les personnes intéressées les noms d’habitants de lieux-dits recueillis dans des archives :

  • De 1600 à 1700, le bouriage de La Marque appartenant à M. de Bétou était habité par maître Bidau Boyssou, procureur d’office de Siorac en 1600.
  • La Grande Marque, appelée autrefois Coulhanolna, le but, la Bouriette, appartenait à la famille Del Lugat. Cette même famille logeait aussi à La Faure.
  • Bétou était habité par la famille Serval propriétaire également de Vigneras. En 1545, la famille Creyssenssac habitait Vigneras.
  • En 1496, Jean Carrols demeure à La Peyre ; cette famille de serrurier habite aussi Lugagnac. Le nom de Carrols avait deux autres orthographes : caros ou carols (ce qui était fréquent à l’époque).
  • En 1547 Les Griffouls demeuraient à Thoumassou et aux Bricoules.
  • Gui Ségurel habitait Mirabel.
  • En 1548 le seigneur de Goudou loge aux Fontanelles, tandis qu’en 1545 Charles de Caumont, propriétaire, et son métayer Mathieu Alègre, logent à Rivel.
  • En 1548, Jean Parra et Antoine Boyer habitent Cap de Guerre et Combejelade….
  • Pech-Joint était occupé en 1545 par la famille Geraulda Del Lugat veuve de Jean Campanhac…..
  • En 1695 Madame Jacqueline de Blancher de Lostanges, puis Pierre Denis Tapinoix de Betou occupent Betou…
  • Le 28 prairial An IV, le sieur Lesvignes, médecin, a vendu à Jean Paskal Picon, secrétaire au département, une maison de 5 pièces avec dépendances, jardin et vigne, pour l’établissement d’un presbytère et d’une maison d’école, pour la somme de 1800 francs. Il n’est toutefois pas précisé s’il s’agit de l’école religieuse située non loin de l’église ou de l’école communale.

    Les recherches peuvent être poursuivies dans les archives départementales de la Dordogne.

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